Historique
L'origine du Nouveau Sudbury
L'origine du Nouveau Sudbury peut remonter aux années 1850. C'était le secteur de la ville qui faisait partie du Canton McKim et s'étendait de la rue Wilma, s'allogeant sur le chemin Capréol, (aujourd'hui la rue Notre-Dame) pour continuer sur le vieux chemin de Garson jusqu'au Canton Neelon Garson, qui bornait la rue Barrydowne. Parmi les familles pionnières de ce secteur nous remarquons les Pilon, Lalancette, Lafleur, Laforest, Charrette, Pevato, Croteau, Fortin, Pellerin, Lauzon, Renaud, et Tremblay. Ces résidents, qui figuraient environ une vingtaine, étaient en majorité originaire du Québec et de l'Ontarîo tel que l'Orignal et Pembroke. Ils étaient tous des cultivateurs qui vivaient des produits de leurs terres. À une certaine époque il y eut aussi avec ses cultivateurs une dixaine de familles Indiennes. Elzéar Lalancette était un des cultivateurs qui possédait le plus d'acres de terrain. Ce territoire était passablement boisé et 1'on pouvait même y faire la chasse aux chevreuils assez facilement. Malheureusement, les gaz de souffre de l'INCO firent de grands dommages et peu à peu les arbres séchaient et les animaux disparaissaient. Parfois il tombait tellement de souffre qu'aux dires d'un vieux résident «non seulement la population mais chevaux et vaches toussaient». Vers les années 36-37, après l'installation de l'électricité par l'Hydro Ontario, on voit la construction de plusieurs maisons sur le vieux chemin Garson. En 1889, grâce à la construction de l'église Ste Anne par les Jésuites, les catholiques du Nouveau Sudbury se joignaient aux 215 familles canadiennes françaises et devinrent membres de cette nouvelle paroisse. En 1930, la majorité des gens du Nouveau Sudbury devenaient membres de la paroisse St.-Jean-de-Brébeuf au Moulin à Fleur. Cette église construite sur un terrain appartenant aux Jésuites étaient plus prés du Nouveau Sudbury que la paroisse Ste Anne.
Rappels historiques
28
juin 1950 Rescrit de
Rome autorisant la fondation de la paroisse de
l'Annonciation
10
février 1953 Arrivée du
curé-fondateur Conrad Daigle
13
février 1953 Première
chapelle dans cave du logis de la rue Lavoie
22
février 1953 1er
baptême
14
mars 1953 1er mariage
8
décembre 1953 Consécration
de l'église
1er baptême dans l'église
27 février 1954 1er mariage dans l'église
L'origine de la paroisse de
l'Annonciation
Dans les années 40 et 50, plusieurs cultivateurs ouvrirent des subdivisions le long de chemin Garson, ce qui permit à de nombreux mineurs de Sudbury de venir se construire dans la région, les terrains étant devenus rares en ville. Il n'était pas facile pour les gens de ce secteur de se rendre à l'église du Moulin à Fleur, car plusieurs ne possédaient pas d'auto et, comme le service d'autobus ne desservait pas la population, les gens devaient prenaient le taxi ou faisaient le trajet à pied. Le Nouveau Sudbury voulut donc fonder sa propre paroisse, en raison de l'augmentation des familles canadiennes-françaises. Toutefois, on n'osait pas prendre l'initiative, ne sachant trop comment procéder. C'est alors que mesdames Venance Bertrand et Adélard Tessier rencontrèrent le p. Alphonse Raymond, curé de la paroisse Ste-Anne, pour lui demander conseil, tout en effectuant un pélerinage à Midland. Après réflexion, le p. Raymond leur répondit que la meilleure façon de procéder était d'adresser leur demande à Mgr Côté, curé de la paroisse du Sacré-Coeur à Sturgeon Falls et vicaire général du diocèse pour les canadiens-français. Ce dernier demanda de lui envoyer une pétition signée par les résidents du Nouveau Sudbury qu'il transmettrait à Mgr Dignan, l'évêque du diocèse de Sault Ste-Marie. Ce dernier confia l'étude de cette question à Mgr Coallier, parce qu'il s'agissait d'une division de sa paroisse et qu'il était son vicaire forain pour le district de Sudbury. En 1949, le p. Lionel Brousseau, vicaire de St-Jean-de-Brébeuf, commença à dire une messe par dimanche, à l'école Charles McCrea. Plusieurs demandèrent plus d'une messe, en raison de l'étroitesse des lieux. Malgré une messe de plus, des centaines de personnes n'étant nullement satisfaites d'avoir la messe dans une école, voulurent à tout prix avoir une église. Édouard Lalonde, Constant Proulx et Adrien Simard organisèrent une autre pétition et l'envoyèrent à Mgr. Dignan. Ce dernier demeura silencieux et Mgr Coallier ne bougea pas. À la demande de Mgr Racette et Mgr Côté, le p. Raymond communiqua avec le Délégué Apostolique du temps, Mgr Ildebrando Antoniutti, pour lui exposer le problème. C'est en 1951 que Mgr Dignan reçut de Rome les papiers d'érection. On demanda au p. François Blais de Matachewan de venir fonder la nouvelle paroisse, mais comme il prit trop de temps pour se décider, Mgr Dignan fit appel au p. Conrad Daigle, curé de Cartier, qui accepta sans délai. On était en février 1953. Pendant quelques semaines, la messe continua à être célébrée à l'école, mais le p. Daigle déménagea sur la rue Lavoie, où il célébra alors trois messes par dimanche... À cause de l'augmentation de la population, il était nécessaire pour les Pères du Collège Sacré-Coeur de venir quand même célébrer deux messes à l'école, chaque dimanche. Le p. Daigle appuyé fortement par ses paroissiens se mit vite à l'oeuvre pour la construction de l'église sur le terrain, donné au diocèse par M. Guido Pevato. L'église devait mesurer 100'X50' et pourrait contenir 600 personnes. Le presbytère fut construit en même temps et un emprunt du diocèse de 45 000 $ allait couvrir les dépenses. La bénédiction de l'église de l'Annonciation par Mgr Dignan eut lieu le 8 décembre 1953. La messe solennelle fut célébrée par le p. Alphonse Raymond, devenu recteur du Collège Sacré-Coeur, et le sermon de circonstance fut livré par le p. Mailhot, curé de la paroisse Ste-Anne. Ainsi les paroissiens du Nouveau Sudbury furent-ils fiers d'avoir enfin leur propre paroisse.